Compte-rendu de la réunion du 1er juin 2006

12 présents

1. Bilan sur les premières commandes

• Rémi fait le point sur la commande de farine. Il a lancé sa commande via la liste de diffusion. Les personnes intéressées ont répondu par mail. Le paiement s'est fait lors de la réunion précédente. Il a été commandé 35 kilos de type 90 et 25 kilos de type 130. La farine a été stockée chez Nicolas. Nous sommes allés la chercher à la fin de la réunion.

• Nicolas s'est occupé de commander le vin. Cela s'est bien passé (commande, paiement), mais il y a eu un changement de dernière minute : le vin commandé venait juste d'être embouteillé et donc indisponible. Le “charmand” a tenu à le remplacer par un vin AOC plus cher pour le même prix. Une question d'éthique se pose: ce viticulteur embouteille 40à 50 000 bouteilles par an, il n'a donc pas besoin de nous pour une pérennisation. Dans ces conditions, comment envisager un accompagnement vers une conscience politique. Christophe est prêt à venir discuter avec nous. Il demeure toujours ok pour un embouteillement collectif et une participation (gratuite et non en payant 5€, comme il le propose pour les “touristes”) pour des vendanges manuelles (ce qui constitue la moitié de sa récolte, l'autre étant mécanisée). Pour la distribution, se pose le problème du stockage. Une idée émise est de faire une livraison deux fois par mois le vendredi soir aux Arceaux; problème: il y a un caviste en face…

• Laurent s'est occupé de la commande de la lampe sans pile. A ce jour, 14 personnes ont passé commande (et deux de plus, le jour de la réunion). Les paiements se sont faits lors de la réunion précédente ou par courrier. Un contretemps de dernière minute: la charmandise est en rupture de stock chez le “charmand” (entreprise individuelle). Dès réception, Laurent procèdera à la distribution.

2. La visite de Jacques TUDEZ

Jacques Tudez est le producteur d'huile d'olive; il est venu présenter sa charmandise et nous la faire déguster… Son huile est conditionnée dans une bouteille capsulée. Il accepte de reprendre les bouteilles, mais il faut qu'elles soient extrêmement bien nettoyées. En effet, les traces d'huile peuvent donner un goût rance à l'huile embouteillée. Ces oliviers sont situés sur le massif de la Gardiole, près de l'abbaye St Félix-de-Montceau, sur la commune de Gigean. Le problème, qui avait été soulevé par Laura, est que certains de ces oliviers sont au bord de l'autoroute. Jacques précise que les olives pour l'huile, à savoir la picholine, sont éloignées de l'autoroute; il est conscient de ce problème et indique que les picholines à terme seront récoltées sur un autre terrain à Poussan, loin de la pollution automobile. Le deuxième problème est celui du traitement des oliviers. En effet, les olives pour l'huile doivent bénéficier d'une cueillette tardive et donc elles sont exposées à la mouche de l'olive (Bactrocera oleae)…contre laquelle Jacques traite. Ce traitement est obligatoire. Cependant, il essaie de trouver une méthode naturelle pour éliminer ce parasite de l'olive: une vaine tentative de piège-glu, la plantation d'arbres qui attirent les prédateurs de la “mouche”…
S'en suit une série de questions / réponses:
- le pressage? Le pressage se fait chez VIALA à Combaillaux. Jacques surveille de près cet “oléipresseur” (car il semble douteux), donc il recherche un autre pressoir. Lors du pressage, sa récolte est mélangée avec un autre producteur qui traite, mais qui est en conversion lente;
- L'amendement? Il se fait à base de compost (incluant des branches broyées) et de fumier (notamment du guano de poisson). Jacques se renseigne afin de pouvoir utiliser un engrais foliaire reconnu en bio. Cette année, aucun engrais n'a été utilisé, car les arbres ont subi une coupe sévère;
- Le désherbage? Il est effectué par les moutons du voisin;
- L'arrosage? Aucun. Jacques explique sa démarche “Cultiver pour préserver la biodiversité”, ainsi il conserve et plante des espèces d'arbres autochtones.
Pour finir notre rencontre, une discussion s'engage sur la création d'une AMAP raisin avec les vignes de Jacques. Laura s'occupe de la possibilité d'une telle mise en place.

3. Les nouvelles charmandises

• Julien présente de manière plus détaillée sa “mini installation solaire photovoltaïque” (voir document en annexe). Il précise que le coût de cette installation pour être autonome en électricité est de 200€ avec les ampoules. Julien se tient à notre disposition pour tout renseignement complémentaire ou pour une visite guidée dans sa demeure.

• Laura a apporté pour une dégustation plusieurs types de miel de Jean-Pierre BAUDON, installé à Villeneuve les Maguelone. C'est un militant de Confédération Paysanne. Laura précise que tous les miels sont produits dans un rayon inférieur à 85km. Jean-Pierre est d'accord pour que nous disposition de miel “à la tirette” (prix inconnu, mais inférieur au prix pratiqué en magasin); pour cela, il suffit que nous apportions nos bocaux.

• Christine nous contactera bientôt pour les charmandises qu'elle gère.

• Elisa fait un compte-rendu de ses recherches pour trouver un producteur de riz: → Le petit producteur de Marseillette n'est pas en bio et n'a pas besoin de nous pour écouler sa production (critère qui aurait pu nous faire pencher pour lui). → La deuxième piste est le SIVOM du Gard qui fournit les cantines de son département; le prix est en fonction de la commande: pour nous ce serait 2,20€ le kg. → Elle a pris contact avec Nature & Progrès… A suivre

• Elisa a trouvé un producteur de lentilles et de pois chiches par l'intermédiaire de Marie-Pascale. Il s'agit de Jean-François ROQUES qui est installé dans le Tarn. Il est en bio et nous vendrait ses légumineuses en sac de 20kg à 2,20€ le kilo. Elisa précise qu'elle a eu des difficultés pour trouver un producteur de pois cassés.

• Rémi par un contact avec le réseau des Cévennes propose une nouvelle charmandise: du poisson. Il est pêché par un chalutier à Sète. Il pourrait être livré par un camion frigorifique le vendredi soir aux Arceaux. Rémi peut demander une sortie en mer pour les voir travailler. Avis aux amateurs…

————————————– - annexe -

Proposition d'une nouvelle charmandise: “Mini installation solaire photovoltaïque”

Pourquoi proposer cette charmandise?
* Pour encourager une réflexion sur nos besoins
* Pour des raisons environnementales
* Pour rendre accessible l'énergie solaire
* Pour avoir une autonomie “relative”

Quels sont les composants d'une telle installation?
* un ou des module(s) photovoltaïque(s)
* un régulateur / chargeur
* une batterie 12 Volts
* les appareils électriques en 12 Volts

Que peut alimenter une telle installation?
* l'éclairage
* un ordinateur portable (ne pas confondre les polarités)
* Matériel Hi-Fi fonctionnant à piles
* Eventuellement, un petit réfrigérateur 12 Volts de classe A
* Petits appareils fonctionnant en 12 V.

D'où viennent les produits de l'installation?
* les modules: usine à Lens, France, nom: “freeenergyeurope”
* Régulateur: usine en Allemagne, nom: “Steca”
* Batteries: usine en Angleterre, nom: “Drifyt” ou “Dryfit”?
* Lampes à leds: usine en Chine, nom de l'intermédiaire: “energiedouce”

note: il a été recherché des producteurs les plus “locaux” possibles

contact: julien.rhenter@log.org