Compte-rendu réunion AMAP- Les Vals – 6 Juillet 2007 – 20h00.

Résumé

Lors de la réunion, nous avons fait le bilan de la deuxième saison de l’AMAP des Vals (satisfaction générale du coté produits), et discuté de savoir si nous continuions l’expérience pour une troisième saison (octobre). Cette question se pose d’autant plus suite au départ de Matis. Ce départ a été motivé par Matis par (i) sa volonté de travailler avec les chevaux (plutôt que les vaches), ceci étant accentué par (ii) la difficulté d’envisager l’avenir aux Vals, tant du point de vue personnel (temps de travail / temps de repos difficilement dissociable dans les conditions de travail des Vals) que du point de vue de sa place au sein de la ferme (reprise de la ferme, partitions, GAEC, etc). Il y a clairement eu un grand problème de communication entre Matis et Michel. Michel a souhaité la médiation entre eux deux par un-e (des) amapien-ne(s), ce que Matis n’avait pas jugé alors nécessaire. L’AMAP a peut-être manqué là son rôle, du fait d’un manque de contact avec les producteurs. Nous devrions aller plus souvent à la ferme! Pour la suite à donner, le constat est le suivant: (i) à court terme, Michel Rampazzi n’a pas besoin de l’AMAP pour le maintien financier de la ferme (avec ses réseaux cévennols); (ii) L’AMAP permettrait d’embaucher un paysan à temps partiel (René) et non en tant que saisonnier (du fait de la sécurité des revenus par le principe AMAP); (iii) pour Michel, l’intérêt de l’AMAP est de contribuer à la pérennité à long terme de la ferme (iv) pour Michel, l’AMAP est un moyen de changer le comportement des consommateurs vis-à-vis des paysans (connaître leurs conditions de vies et de travail), notamment grâce à la proximité des relations.

Conclusion: Décision sur le futur de l’AMAP reporté à réunion au 14 Septembre!

Présents: Matis, Ambroise, Christine, Géronimo, Laurent, Martim, Michel, Yves

Excuses: Michel Rampazzi, Béatrice, Christophe, …

Ordre du Jour

1.Bilan de la saison
2.Le départ de Matis
2a.Fonctionnement (ou non fonctionnement) de l’AMAP y est impliqué?
2b.Implications pour de futures expériences Amapiennes
3.Remettre en place une AMAP Les Vals pour la prochaine saison?

1. Bilan de la saison

1.1. Satisfaction générale du coté produits (lait, fromage blanc, yaourt).

1.2. L’idée de distribuer du bois de chauffage qui a été discutée à la ferme na pas été prise.

1.3. Fonctionnement souple de l’AMAP (possibilité d’entrer au milieu de la saison, de changer la commande…) à été considéré positif. Evidemment cela a seulement été possible parce que Matis (producteur) et Laurent (lien avec les amapien/nes) étaient contents de travailler dans cette démarche qui exige un travail d’organisation plus intensif: actualisation des commandes chaque semaine, présence de Laurent toutes (ou presque) les semaines. Matis considère bénéfique ce fonctionnement pour empêcher que la participation à l’AMAP devienne un fardeau (‘que faire avec tous les fromages blanc qui s’accumulent au frigo chez certains amapiens?’). Laurent considère que le travail extra qui est nécessaire n’est pas gênant (15 min par semaine) et lui a permis de maintenir un lien proche avec Matis. Nous avons rappelé que le changement de la commande par les amapiens ne pouvait pas s’accompagner d’un remboursement… et qu’il vallait mieux s’organiser entre nous, plutot que de passer par le producteur.

1.4. La production de lait des vaches de la ferme des Vals à été augmenté (deux traites par jour à partir d’octobre 2006 au lieu d’une la saison d’avant — dixit Géronimo) pour mettre en place l’AMAP. Cependant, Matis a considéré que les apports financiers de l’AMAP permettaient de couvrir les charges mais n’étaient pas suffisants pour lui payer un salaire.

1.5. L’AMAP Les Vals a fonctionné comme une bonne porte d’entrée vers la Coop Raar-es Charmandises (http://www.alternatives34.ouvaton.org ), grâce à la tomme initialement distribuée par l’AMAP.

1.6. Il faut penser à mettre en place une liste des amapien/nes qui n’utilisent pas l’internet. En fonction de son nombre il faut mettre en place des un ou plusieurs responsables pour les informer par d’autres moyens des sujets concernant l’AMAP (réunions…). Yves s’est proposé pour animer cette liste, au moins pour la prochaine saison.

1.7. Il a été considéré que la participation des amapien/nes à leur AMAP a été insuffisante. Le manque de participation pourra être en partie expliqué par le bon fonctionnement de l’AMAP: quand ça roule bien, il n’y a pas beaucoup de choses à faire. Le problème c’est quand la faible participation met en péril la viabilité de l’AMAP. Par exemple, le quorum de cette réunion sur le futur de l’AMAP était très réduit – empêchant la prise de décisions (voir point 3.3). Le manque de participation se traduit aussi par un affaiblissement des liens entre amapien/nes et le producteur. Beaucoup n’étaient pas au courant du départ de Matis. Il a été rappelé qu’un des objectifs du fonctionnement en AMAP c’est celui d’établir des liens avec l’agriculteur/producteur (voir point 2a.5).

2. Les motivations du départ de Matis

2a. Fonctionnement (ou non fonctionnement) de l’AMAP y est impliqué? Les raisons du départ de Matis ont été longuement discutés pendant la réunion. Le compte-rendu se limite aux lignes globales directement liés à l’AMAP.

2a.1. Pour Matis, son départ n’est pas lié directement au fonctionnement de l’AMAP, mais au fait de n’être pas heureux de son travail et de la place de ce travail dans sa vie en général. Matis était responsable de l’AMAP en utilisant les vaches, les terrains et le matériel de Michel Rampazzi. Pour Matis, la base du problème vient du fait que, malgré les réunions à la chambre d’agricultures et autres formations (pour l’installation de Matis en tant qu’agri), l’association finalement établie entre lui et Michel R. était floue: Matis avait un statut de salarié à temps partiel, sur lequel devait venir s’ajouter les revenus liés à la distribution de Montpellier. La confusion sur son statut a été accentué du fait que Matis habitait dans son lieu de travail, la ferme de Michel R. En particulier, il était difficile de séparer le temps de travail du temps de repos.

2a.2. Pour Michel Rampazzi (via discussion avec Géronimo le week-end d’avant) le statut de Matis était clair. L’AMAP et toutes les distributions sur Montpellier revenaient à Matis et l’AMAP était une façon de pérenniser la ferme: si Matis y tenait, à moyen-terme cette partie de la ferme passerait à Matis (selon des conditions à définir dans l’avenir).

2a.3 Matis n’avait pas cette idée du tout. Pour lui, une fois que Michel R. arrêterait son activité, il arrêterait avec.

2a.4. Il y a eu donc un grand problème de communication entre Matis et Michel.

2a.5. role de l’amap. Il a été rappelé qu’un des objectifs d’une AMAP est celui d’établir un rapport réel avec le paysan et que c’est de la responsabilité des amapien/nes de veiller au maintien de ce lien. Dans le cas présent ce lien c’est perdu (ou trop affaibli). De ce fait, les amapien/nes n’étaient pas au courant du problème et on a été informé seulement lorsque Matis avait pris sa décision sans retour possible (vers avril) qui s’est conclu par le départ de Matis (en juillet). N’excluant pas d’autres raisons dans la décision de Matis, si un lien plus direct aurait été maintenu avec l’exploitation (= si l’AMAP avait bien fonctionné) le problème des incompréhensions dans la relation Matis-Michel aurait pu être résolu par intermédiaire d’une discussion/médiation avec des amapien/nes. Michel Rampazzi a souhaité cette médiation mais Matis avait alors refusé, considérant que les amapien/nes n’étaient pas assez impartiaux.

2b. Implications pour de futures expériences Amapiennes

2b.1. L’établissement d’un lien de confiance entre le paysan et les amapien/nes est fondamental au fonctionnement en AMAP. Si dans toute AMAP il faut veiller au maintien de ce lien, ceci devient d’autant plus impératif lorsque l’AMAP fonctionne avec un/des travailleur(s) pour autrui. La démarche AMAP est aussi concernée avec la composante sociale, c'est-à-dire avec les conditions de travail. Nous aurions sûrement dû être plus précis et regardant quant aux conditions de travail et les perspectives qui étaient données à Matis.

2b.2. Comment maintenir le lien? Laurent suggère dynamiser l’AMAP en créant des activités au-delà de la distribution. Par exemple, des repas partagés où on peut mieux se connaître et discuter du projet. Géronimo pense plutôt que la participation advient de la nécessité de faire des tâches spécifiques pour que l’AMAP fonctionne: s’il n’y a pas assez de tâches, il n’y a pas assez de participation. Ceci revient à la tendance à la diminution de la participation une fois qu’une AMAP roule. L’engagement perd de sa vitesse très vite: pas de gens aux réunions, aux jours à la ferme…

2b.3. Ambroise a souligné que même si une chose positive dans les AMAP c’est celle de regrouper des personnes avec différents niveaux d’engagement, le problème qui se pose est lorsque la diminution de participation met en risque le propre fonctionnement des AMAP (transformés en réseaux de distribution).

3. Remettre en place une AMAP Les Vals pour la prochaine saison?

3.1. Il a été rappelé que la décision de renouveler ou non une AMAP n’est pas triviale vu quelle affecte directement le(s) producteur(s).

3.2. Dans le cas présent la décision est urgente vu que les choix de Michel Rampazzi pour gérer sa ferme en dépendent.

3.3 Les cinq personnes qui étaient présents à ce moment de la réunion ont décidé que cette décision ne pouvait pas être prise par si peux de voix. Une nouvelle réunion a été programmée pour le 14 Septembre, si possible en présence de Michel. A part ce compte-rendu, un email sera envoyé rappelant la date.

3.4. elements pour la discussion du 14 septembre

3.4.1. Michel Rampazzi n’a pas besoin de l’AMAP pour son maintien. La ferme est autosuffisante.

3.4.2. L’AMAP permettrait d’embaucher un paysan à temps partiel (René) et non en tant que saisonnier.

3.4.3. Pour Michel, l’intérêt de l’AMAP n’est pas dans l’augmentation de la production mais dans sa contribution pour pérenniser la ferme. Michel envisage d’arrêter le travail agricole dans une dizaine d’année max, donc pour que la ferme soit viable il faut que quelqu'un d’autre que Michel y travaille. Sans une solution du type AMAP la ferme se dégradera et la transmission de la ferme sera fortement compromise. La ferme risque, alors, de s’arrêter…

3.4.4. L’AMAP permettra à René d’avoir un statu plus stable.

FIN —–

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