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amap:les-vals:cr_13_septembre_2007

Compte Rendu de la réunion de l’AMAP des Vals du Jeudi 13 septembre à 18h dans les locaux de la CIMADE.

Résumé
Si l'une des bases des AMAPs est d'aider l'agriculteur par des coups de main, alors aller chercher les produits à la ferme permettrait de donner un appréciable coup de main à Michel ! Il est donc nécessaire de faire un tour auprès des futurs amapiens des Vals pour connaître le nombre de personnes disponibles pour aller chercher les produits chez Michel le vendredi. Sur 36 semaines, il faudrait trouver 18 personnes (Michel assurant les 18 autres). Si le bilan montre qu’il y a peu de personne disponible pour ces tâches, il faudra réfléchir à un autre système.

Prochaine réunion : le vendredi 5 octobre avec à l’ordre du jour :Qui peut aller chercher les produits? Quel autre fonctionnement peut on mettre en place ? Avis aux propositions.

Présents : Michel Rampazzi, sa compagne (Geneviève), Ambroise, Antony, Christine O., Elodie, Eric C., Géronimo, Laurent, Marianne, Martim, Michel I., Stéphanie C.

La réunion commence par un bref rappel de la réunion précédente qui a eu lieu le 6 juillet dont l’objet principal était le départ de Matis et le début d’une réflexion sur la suite de l’AMAP.

Cette réflexion s’est donc poursuivie par cette présente réunion en présence de Michel R.

L’ordre du jour :

- Peut on donner une suite à cette amap sans Matis ?
- Si oui, cela induit des changements dans le fonctionnement de l’amap version Matis tel le paiement à l’avance, le mode de distributio…

Pendant la réunion, il a été abordé la continuité de la ferme des Vals car Michel souhaite prendre sa retraite d’ici 2 ans.

1ère partie : Continuité de l’amap et son fonctionnement.

Michel R nous explique son point de vue sur l’AMAP :

Il n’a pas besoin de l’AMAP pour vivre, car il a déjà un réseau de distribution suffisant, mais cela permettait d’embaucher Matis dans une optique de lui transmettre la ferme. Malgré le départ de Matis, il est nécessaire pour lui de conserver ce réseau de distribution, car pour la même raison, les revenus dégagés par l’AMAP permettront de faciliter la reprise de l’exploitation lorsqu’une personne souhaitera reprendre la ferme. En attendant, l’AMAP va lui permettre d’embaucher son saisonnier René et ainsi de conserver une taille raisonnable de la ferme avant de passer le relais. Il insiste sur le fait, que le travail sur ferme nécessite 2 personnes au minimum.

En ce qui concerne le futur fonctionnement de l’AMAP, Michel R préfèrerait qu’un consommateur se déplace pour chercher les produits comme cela se passait avant la mise en place de l’AMAP. En effet, il préfère un contact individuel et d’après lui plus convivial (et sur la ferme).
Par ailleurs, Michel aborde le fait qu'il n’est pas habitué à être payé d’avance, cela ne lui convient pas très bien. Mais bon, sans grande importance pour lui…

Ainsi la question principale de la réunion se concentre sur : qui du groupe de consommateurs ou du producteur fera le déplacement pour faire la distribution des paniers ?

Michel I pense qu’il doit y avoir un fonctionnement adapté à chaque AMAP, selon les produits distribués,… Dans le cas de la ferme de Michel, elle ne peut pas fonctionner qu’en Amap avec un seul lieu de distribution car cela demanderait un nombre important de paniers (300-350,…) pour que la ferme soit viable, contrairement à l’Amap du Lamalou. Ainsi, il est normal de trouver un fonctionnement différent pour que l’Amap fonctionne bien.

Rémi : le paiement à l’avance est beaucoup plus simple dans la gestion de l’Amap et entre dans la philosophie des Amap, à savoir, payer à l’avance le producteur, lui maintenir un revenu régulier et partager le risque avec lui.

Michel R : pour lui, le paiement à l’avance est une assurance dans le cas de l’embauche d’un salarié comme cela a été le cas pour Matis et le sera pour René. De ce point de vue, l’Amap est utile pour transmettre sa ferme.

Christine rappelle que Michel fait aussi de la viande et lui demande si il n’est pas intéressé pas fournir une Amap viande. Michel R. n’est pas intéressé car il a déjà son réseau de distribution (auprès des bouchers), qu’il doit rapidement évacuer la viande car n’a pas la possibilité de stocker la viande et ça lui demandera du travail supplémentaire alors qu’il est seul à s’occuper de cette activité.

La réunion se recentre sur le fonctionnement de l’Amap :

Marianne recentre le débat sur le fonctionnement lié à la livraison des paniers. Qui se déplace : le producteur ou les consommateurs ?

Qui , dans le cas d’un déplacement du producteur, livrerait les paniers ?

Dans cette éventualité, ça serait Michel ou son employé René (qu’il reste à convaincre…)

Ambroise apprécie le fait de se déplacer à la ferme pour prendre les produits car le contact avec le producteur est différent et plus intéressant mais ses colocataires avec qui il partage les paniers ne sont pas prêts à se déplacer à la ferme de Michel.

Rémi fait un bref rappel du fonctionnement avant l’AMAP :

Chaque semaine, une personne se rendait à la ferme de Michel pour prendre les commandes, le plus souvent le week-end. Les commandes étaient ensuite réparties dans plusieurs frigos au sein du CIRAD, CNRS,…Ce système convenait à plusieurs personnes par son caractère convivial d’aller sur la ferme, discuter avec Michel,…..

Dans l’éventualité d’aller chercher les produits à la ferme, cela permettrait de donner un coup de main à Michel mais il a des difficultés à trouver des tâches non dangereuses car une grosse partie de son travail est mécanisé (tracteur, machines agricoles…)…contrairement à la ferme maraîchère comme celle de Stéphane où ce genre d’aide est plus adapté.

De plus, pour Christine, aller passer la journée à la ferme des Vals doit être sur la base du volontariat et ne doit pas être une contrainte ; de plus, certaines personnes, comme elle, ne peuvent pas prendre une journée de congé (le déplacement devant se faire un vendredi pour la distribution le soir aux Arceaux) ou n’ont pas de voiture pour aller à la ferme.

Rémi pense le contraire et estime qu’en adoptant l’AMAP, le consommateur se doit d’y participer mais se rend vite à l’évidence qu’il n’est pas permis à chacun de se déplacer aux Vals un vendredi. Néanmoins, il propose que les personnes de l’AMAP, ne pouvant se déplacer pour aller chercher les produits, s’investissent dans l’Amap sur les autres tâches (contrats, réunion). Elodie ajoute la gestion de la distribution (qui permet alors au producteur d’échanger avec les amapiens)…..

Pour Michel I, il pense aussi qu’en adhérant à l’Amap, on doit tous à sa manière être impliqué et implore que de plus en plus de consommateurs viennent à l’Amap pour prendre leur produit et ne s’investissent pas, soit en essayant de discuter avec les autres consommateurs, soit en donnant un coup de main aux producteurs lors de la distributions des produits,…..

Devant la difficulté de trouver une personne différente pour aller chercher les paniers chez Michel, le vendredi, sans que cela soit une contrainte, Michel pense que le plus simple est qu’il se déplace.

Toujours Michel I : Il est donc nécessaire de faire un tour auprès des futurs amapiens des Vals pour connaître le nombre de personnes disponibles pour aller chercher les produits chez Michel le vendredi. Si le bilan montre qu’il y a peu de personne disponible pour ces tâches, il faudra réfléchir à un autre système.

Michel R insiste que si l’amap continue, il se doit de continuer la Remise car il s’agit d’un ami et ne se voit pas livrer des paniers aux arceaux sans lui en apporter. Dans cette optique il viendrait tous les 15 jours livrer à la Remise et à l’Amap.

Le type de fonctionnement n’étant toujours pas fixé, il est convenu de demander aux futurs amapiens leur disponibilité pour aller chercher les produits à la ferme. Ce problème sera donc résolu à la prochaine réunion

Avenir de la Ferme de Michel

Michel R souhaite trouver un repreneur avant 2 ans. Il comptait beaucoup sur Matis mais la non compatibilité des projets de chacun n’a pas permis au projet d’aboutir à ce que Matis reprenne la ferme. Michel s’est vite rendu compte que malgré sa bonne volonté à travailler sur la ferme, Matis était un peu trop jeune pour reprendre un projet de cette envergure.

Comme cela a été annoncé plus haut, l’Amap est un moyen de transmettre une ferme « viable » (maintien d’une certaine activité grâce à la rentrée d’argent permettant d’embaucher une personne en plus).

Rémi demande à Michel, quelles sont les conditions de reprise de la ferme ?

Michel R : Ce qui lui a été donné ou légué (le mas), il le transmettra et ne souhaite pas prendre la décision de la vente (qui reviendra à ses enfants). Les terrains qu’il a payé 10 fois leur prix pour augmenter sa surface agricole seront vendus et serviront de revenus supplémentaires pour sa retraite. Il insiste sur le fait, que s’il ne trouve pas de repreneur et que l’activité de la ferme s’arrête, ça sera pour lui un échec et ne le souhaite pas.


Appartée au café avec Michel, Geneviève, Ambroise, Martim, Anthony & Elodie, suite à la demande de participation de tous les amapiens chacun à sa mesure : « entre égalité et égalitarisme, est-ce qu'il n'y a pas une disproportion aux vues des enjeux » (dixit Geneviève).

-fin-

amap/les-vals/cr_13_septembre_2007.txt · Dernière modification: 2011/03/04 14:42 (modification externe)